
Depuis le 1er avril 2026, le régime des réductions groupe-cible pour les premiers engagements est revu. Si certains avantages sont revus à la baisse, d’autres sont réintroduits. Et surtout, le secteur Horeca échappe finalement à une suppression annoncée.
Réduction groupe-cible engagement des premiers travailleurs
La réforme vise à harmoniser les réductions de cotisations sociales pour les premiers engagements, tout en rendant le système plus lisible pour les employeurs.
Pour le premier travailleur, la réduction reste particulièrement attractive : elle demeure illimitée dans le temps, mais sera désormais plafonnée à 2.000 € par trimestre pour un équivalent temps plein, au lieu de 3.100 €.
Concernant les engagements suivants, à partir d’avril 2026, le dispositif est simplifié :
les employeurs bénéficieront d’une réduction uniforme de 1.000 € par trimestre pendant 12 trimestres pour chaque engagement du 2e au 5travailleur. En effet, les réductions pour les 4e et 5e travailleurs, supprimées en 2024, sont réintroduites.
| Ancien système | Nouveau système |
| Profils éligibles | 2e et 3e travailleur | 2e, 3e, 4e et 5e travailleur |
| Montant trimestriel | Dégressif | 1.000 € fixe |
| Durée maximale | 13 trimestres | 12 trimestres |
| Valeur totale | +/- 25.000 € | +/- 48.000 € |
Réduction groupe-cible Horeca
Bonne nouvelle pour les acteurs du secteur Horeca : la réduction groupe-cible spécifique est finalement maintenue.
La suppression de cet avantage n’a pas été retenue. Le dispositif permet donc toujours aux employeurs du secteur de bénéficier d’une réduction forfaitaire de cotisations sociales pour des travailleurs fixes à temps plein, pouvant concerner jusqu’à cinq travailleurs permanents.
Ce maintien s’explique notamment par le contexte global des mesures fiscales. En effet, la suppression de cette réduction était liée à une réflexion plus large, incluant une possible baisse de la TVA sur certaines boissons. En l’absence de décision sur ce point, les autorités ont choisi de préserver cet avantage essentiel pour l’équilibre économique du secteur.