La Fédération HoReCa Wallonie a pris connaissance des décisions prises par le gouvernement.
À partir du 1er mars 2026, le taux de TVA passera de 6 % à 12 % pour les nuitées d’hôtel et de camping, ainsi que pour la vente à emporter.
Cette dernière mesure suscite de vives inquiétudes au sein du secteur Horeca, tant par ses impacts économiques que par sa cohérence avec les orientations politiques affichées.
La vente à emporter est définie comme tout repas ou boisson préparé dont la durée de conservation maximale est de deux jours. Sont visés les repas et denrées alimentaires composés de plusieurs ingrédients, prêts à être consommés sans préparation complémentaire par le client (hors réchauffage, découpage ou portionnement). Ces produits doivent correspondre à un déjeuner ou un dîner ; les produits de type petit-déjeuner sont exclus.
La mesure concerne l’ensemble du secteur Horeca, supermarchés et autres commerces alimentaires, sans distinction selon que le repas soit livré ou emporté.
Une réforme en contradiction avec les objectifs affichés
Alors que les accords gouvernementaux mettent en avant le local, les circuits courts et l’artisanat, cette réforme favorise de facto les produits industriels à longue conservation, au détriment des préparations fraîches et faites maison. Elle pénalise ainsi les établissements qui privilégient une cuisine artisanale et de qualité.
La question centrale demeure : quelle est la justification de cette mesure ? D'un côté, une TVA qui augmente, de l'autre, la réduction des charges sociales sur les premiers engagements est revue.
Les snacks, sandwicheries et friteries seront également fortement impactés.
Ces entreprises, souvent composées de très petites structures représentent un segment localement ancré, non délocalisable, et particulièrement sensibles aux changements de charges et de fiscalité.
Une exception pour les boissons non alcoolisées
À noter toutefois que le taux de TVA sur les boissons non alcoolisées consommées dans l’Horeca passera quant à lui de 21% à 12%.
Face aux nombreuses incertitudes entourant la mise en œuvre de ce relèvement, La Fédération HoReCa Wallonie rappelle ses craintes d’une distorsion de concurrence entre les différents secteurs, voire entre segments d’un même secteur.
Elle réaffirme son opposition à cette mesure et appelle urgemment à un dialogue constructif afin d’ajuster ces dispositifs et de préserver les indépendants et entreprises du secteur Horeca.