Mis à jour le 01 juillet 2026

Introduits en 2015 précisément pour répondre aux besoins de flexibilité du secteur Horeca, les flexi-jobs ont progressivement été étendus à d’autres secteurs au fil des années. Annoncées dans l’accord de gouvernement, les modifications du régime sont désormais officielles. Le projet de loi portant diverses dispositions relatives aux flexi-jobs a été adopté et les nouvelles règles entrent en vigueur le 1er juillet 2026. Tour d’horizon des changements qui concernent le secteur Horeca.

Travailleurs intérimaires : une incompatibilité assouplie

Jusqu’à présent, un travailleur ne pouvait pas être occupé simultanément comme travailleur régulier et flexi-jobber chez le même employeur. Cette règle s’appliquait également aux intérimaires.

Dès le 1er juillet 2026, cette incompatibilité ne s’applique plus aux travailleurs intérimaires, à une condition : l’agence d’intérim ne peut pas mettre le même travailleur à la disposition du même utilisateur à la fois comme intérimaire et comme flexi-jobber. Il sera possible pour une agence d’intérim d’employer une personne à la fois comme intérimaire et comme flexi-jobber, à condition que cela ne se fasse pas auprès du même utilisateur. 

Pour les employeurs du secteur Horeca qui font régulièrement appel à des agences d’intérim, cela ouvre des possibilités supplémentaires de candidats dans la gestion de leurs équipes.

Plafond salarial : une logique revue en profondeur

Le mécanisme de plafonnement du flexi-salaire est revu de manière significative. Deux régimes coexistent : une règle générale applicable à l’ensemble des secteurs, et une règle dérogatoire spécifique à l’Horeca.

Jusqu’ici, et pour tous les secteurs, c’est l’ensemble du flexi-salaire comprenant le salaire de base, indemnités, primes et avantages inclus qui était plafonné à 150 % du salaire de base minimum. Cette logique change : désormais, seul le salaire de base est soumis à cette limitation. 

Toutefois, pour le secteur de l’industrie hôtelière, la logique est différente : le plafond ne sera plus exprimé en pourcentage du salaire de base, mais en montant fixe. 

Dans l’Horeca, le flexi-salaire obéit à une logique particulière : il peut être inférieur au salaire barémique minimum fixé par convention collective, tout en respectant un minimum légal de 11,87 € de l’heure (montant en vigueur au 1er mars 2026, soumis à indexation). Jusqu’à présent, le flexi-salaire était plafonné à 150 % de ce minimum légal, soit environ 17 € de l’heure.

À partir du 1er juillet 2026, ce calcul en pourcentage disparaît. Le plafond du flexi-salaire dans l’Horeca sera désormais fixé à un montant forfaitaire de 21 € par heure, qui sera indexé selon les mêmes modalités que le salaire de base minimum dans le secteur. Concrètement, cela signifie que :

  • Le salaire de base du flexi-jobber reste fixé librement entre 11,87 € et 21 € de l’heure ;

  • Ce plafond évoluera automatiquement lors des futures indexations sectorielles.

Entreprises liées : fin de l’interdiction pour les travailleurs à temps plein

Jusqu’à présent, un travailleur occupé à temps plein dans une entreprise A (par exemple au sein d’un groupe hôtelier) ne pouvait pas exercer un flexi-job dans une entreprise B liée à ce même groupe. Cette restriction disparaît, sous conditions.

La nouvelle règle prévoit que l’interdiction ne s’applique pas lorsque le travailleur concerné est déjà occupé à temps plein que ce soit auprès de l’entreprise liée elle-même ou auprès d’une ou plusieurs autres entreprises, liées ou non. Par « occupation à temps plein », il faut entendre une occupation au moins équivalente à un temps plein de référence dans le secteur concerné, chez un ou plusieurs employeurs pris ensemble.

Cette dérogation s’étend également aux travailleurs intérimaires mis à disposition à temps plein par leur agence, qui pourront ainsi exercer un flexi-job dans une entreprise liée à cette agence.


Ces trois évolutions s’appliquent à compter du 1er juillet 2026. Nous vous recommandons de vérifier, avec votre secrétariat social, si vos contrats flexi-job en cours doivent être adaptés, en particulier en ce qui concerne la clause salariale. Pour toute question, notre service juridique reste disponible à l’adresse info@horecawallonie.be.