Mis à jour le 14 avril 2026

Depuis le 1er janvier 2026, la politique de retour au travail renforce significativement le rôle des employeurs dans le suivi des travailleurs en incapacité. Dans le secteur Horeca, particulièrement exposé aux absences de longue durée, le trajet de réintégration devient un outil central, encadré par des obligations plus strictes et des délais précis.

Une obligation d’action plus rapide pour les employeurs

L’employeur doit continuer à informer le conseiller en prévention-médecin du travail dès qu’un travailleur est en incapacité depuis 4 semaines sans interruption.

À partir de 8 semaines d’absence, une étape clé s’ajoute : l’employeur est désormais tenu de demander une évaluation du potentiel de travail. Cette analyse permet de déterminer si une reprise, même partielle ou adaptée, est envisageable.

Le trajet de réintégration devient obligatoire dans certains cas

Lorsque cette évaluation met en évidence un potentiel de travail, l’employeur peut initier un trajet de réintégration. Toutefois, pour les entreprises occupant au moins 20 travailleurs, cette démarche n’est plus facultative, mais obligatoire. Elles sont tenues de lancer ce trajet dans un délai maximum de 6 mois à compter du début de l’incapacité de travail. 

Une procédure structurée à respecter

Le trajet de réintégration s’inscrit dans une procédure formelle encadrée par le Code du bien-être au travail. Il débute par l’intervention du conseiller en prévention-médecin du travail, qui évalue la situation du travailleur et peut proposer différentes pistes, telles qu’un travail adapté ou un aménagement du poste.

Sur cette base, l’employeur doit examiner concrètement les possibilités de réintégration au sein de l’entreprise. Si aucune solution n’est possible, l’employeur doit être en mesure de justifier sa décision.

Informer et anticiper : la visite de pré-reprise

En parallèle du trajet de réintégration, les employeurs ont désormais l’obligation d’informer régulièrement les travailleurs en incapacité de travail de la possibilité de demander une visite de pré-reprise.

Cette visite, organisée auprès du conseiller en prévention-médecin du travail, permet d’anticiper concrètement le retour au travail et d’envisager des adaptations du poste avant la reprise effective. Elle constitue un outil complémentaire essentiel dans la gestion du retour au travail.

Des sanctions en cas de non-respect

La réforme introduit un cadre plus contraignant. Les employeurs qui occupent au moins 20 travailleurs et qui ne lancent pas un trajet de réintégration dans les délais impartis s’exposent à une amende pénale ou administrative. 

 

 

Avant 2026

Depuis janvier 2026

Visite de pré reprise Possible mais peu mise en avant

Information régulière obligatoire aux travailleurs

Estimation du potentiel de travailPas de délai strictObligation après 8 semaines d’incapacité de demander une évaluation
Lancement du trajet de réintégration

Initiative possible mais souvent facultative

Pas de délai strict

Obligatoire pour les entreprises ≥ 20 travailleurs si potentiel de travail

Maximum 6 mois après le début de l’incapacité

 

Plus d’information sur les mesures générales en cas d’incapacité de travail ? N’hésitez pas à consulter notre article à ce sujet : https://www.horecawallonie.be/retour-au-travail-en-cas-dincapacite-les-mesures