Mis à jour le 15 avril 2026

Depuis début 2026, la hausse des prix de l’énergie liée aux tensions géopolitiques et aux incertitudes d’approvisionnement affecte à nouveau l’économie européenne. Le secteur Horeca, déjà fragilisé, est particulièrement exposé.

En Wallonie, où le tissu est majoritairement composé de PME et d’indépendants, cette évolution entraîne une augmentation immédiate des coûts avec une pression sur les marges, difficulté à répercuter les hausses et ralentissement de la demande.

Un modèle sous tension

L’Horeca est un secteur fortement énergivore (cuisine, froid, ventilation, chauffage, fonctionnement continu des équipements). La hausse des prix agit donc comme un multiplicateur de coûts.

Dans un contexte de faible marge et de sensibilité des prix pour la clientèle, les exploitants absorbent une partie importante des hausses, ce qui dégrade directement leur rentabilité.

Maîtrise de l’énergie 

La réduction de la consommation énergétique repose sur l’activation de mesures concrètes, rapidement mobilisables au niveau des établissements.

Mesures opérationnelles :

  • Limiter l’utilisation inutile des équipements de cuisson et optimiser les préchauffages, 

  • Couvrir les cuissons et assurer un entretien régulier (jusqu’à 25 % de perte évitable), 

  • Réduire les ouvertures des installations frigorifiques et vérifier leur étanchéité, 

  • Simplification de la carte afin de réduire les préparations énergivores ou peu rentables,

  • Adaptation des horaires aux moments de forte fréquentation pour éviter les consommations inutiles.

Mesures énergétiques :

  • Modernisation des équipements, 

  • Sécurisation des contrats énergétiques, 

  • Suivi régulier des consommations. 

La maîtrise de l’énergie devient un élément central du modèle économique. Les établissements qui combinent optimisation des pratiques, investissements ciblés et adaptation de leur offre renforceront leur résilience. L’énergie doit désormais être considérée comme un levier stratégique à piloter activement.